Eugénie Brazier – Portrait

Eugénie Brazier – Portrait

Au xixe siècle et au début du xxe siècle, beaucoup de restaurants de Lyon étaient tenus par des femmes, surnommées « Les Mères ».

Les Halles de Lyon- Paul Bocuse leur font aujourd’hui honneur, en baptisant leurs allées au noms des ces dames :

  • La « Mère BRAZIER »
  • La « Grande MARCELLE »
  • La « Mère BIZOLON »
  • La « Mère FILLOUX »
  • La « Mère CAMILLE »
  • La « Mère VITTET »

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Zoom sur Madame Brazier, « une mère » restauratrice bien connue des Lyonnais.

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Eugénie Brazier voit le jour le 12 juin 1895 dans l’ain.
Elle grandit dans la commune de Dompière sur Veyle, au milieu des fermes bressanes et entourée d’animaux. C’est dans ce cadre qu’elle apprend les bases de cette cuisine locale, à la fois riche et généreuse.

C’est à l’âge de 19 ans, qu’Eugénie part vivre à Lyon. Elle y est embauchée en tant que nourrice dans une maison bourgeoise et c’est par hasard, alors que la cuisinière en poste tombe malade, qu’elle devient responsable de la cuisine familiale.

C’est en 1915, alors qu’elle est âgée de 20 ans qu’elle décide de faire de la cuisine, devenue une véritable vocation, son métier. Elle embauche à la fin de la 1ère guerre mondiale dans le restaurant de la Mère Fillioux (rue Duquesne) ou elle fera son apprentissage.

Elle prendra ensuite place derrière les fourneaux de la « Brasserie du Dragon »,  où elle se fait une solide réputation.

 

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En 1921, Mme Brazier décide de se lancer à son compte et ouvre son premier restaurant, l’actuel bouchon lyonnais typique du 12 rue Royale. (*Photo)

Si les débuts sont difficiles, le petit bouchon devient, grâce aux éloges des critiques gastronomiques de l’époque, une des tables les plus prisées de Lyon. 

 

 

 

 

 

 

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Eugénie qui aime se retirer dans le calme des hauteurs du Col de Luère à Pollionnay, est rejointe par ses amis, qui la pressent d’y ouvrir son second restaurant. Le petit chalet devient en 1929, l’annexe du restaurant lyonnais pendant la période estivale et les week-ends. (*Photo)

 

En 1932, ses deux restaurants sont récompensés de 2 étoiles au Guide Michelin, puis de 3 en 1933 ! Un exploit qu’aucun cuisinier Français ne réitérera avant Alain Ducasse en 1997. 

Edouard Herriot, maire de Lyon à l’époque dira : « Elle fait plus que moi pour la renommée de la ville ! » 

 

 

 

Mme Eugénie Brazier, passera la main à son fils Gaston en 1968.

Cette grande dame de la gastronomie Française tirera sa révérence en 1977 à l’âge de 81 ans, en laissant derrière elle, un patrimoine gastronomique immense, dont bon nombre de cuisinier s’inspirent encore aujourd’hui.

 

Anecdote : En 1946, Paul Bocuse, alors âgé de 20 ans, de retour à Lyon après sa mobilisation pendant la seconde guerre mondiale, débute son apprentissage chez Eugénie Brazier au à Pollionnay où, en plus de faire la cuisine, il entretient le jardin potager, trait les vaches, fait la lessive et le repassage.
(*Photo de Mme Brazier et sa brigade sur laquelle on distingue Paul Bocuse à gauche).

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sources : wikipédia, google images.
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